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Les infections nosocomiales sont des infections contractées au cours d’un séjour dans un établissement de soins. Elles concernent les patients mais aussi les professionnels de santé qui travaillent au contact des malades contagieux. Elles peuvent être liées aux soins ou survenir indépendamment de tout acte médical, par exemple une infection transmise par un visiteur extérieur à un patient hospitalisé. Nous vous recommandons donc de ne pas recevoir de visites de la part de personnes susceptibles d’introduire des germes dans l’établissement. Comme tous les établissements de santé, la clinique des Grainetières a mis en place un Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales (CLIN). Il est présidé par le docteur Bottine, chirurgien urologue. Les personnels soignants de la clinique vous informeront des conduites à respecter en matière de lutte contre les infections. Deux textes récents régissent la lutte contre les infections nosocomiales dans les établissements de soins :
| I. Le décret n°88-657 du 6 mai 1988 |
Le décret n°88-657 du 6 mai 1988 relatif à l'organisation de la surveillance et de la prévention des infections nosocomiales dans les établissements d'hospitalisation publics et privés participant au service public hospitalier. Ce texte définit les missionsdes Comités de Lutte Contre les Infections nosocomiales : 1. Organiser et coordonner une surveillance continue des infections dans l'établissement : cette surveillance est exercée dans le respect des règles déontologiques relatives à la confidentialité et à l'anonymat des actes de diagnostic et de traitement; 2. Promouvoir les actions de formation des personnels de l'établissement dans la surveillance et la lutte contre les infections nosocomiales et la transmission des infections en milieu hospitalier; 3. Transmettre chaque année au directeur de l'établissement qui le soumettra à l'examen de l'assemblée délibérante un rapport d'activité et lui proposer un programme d'action et de prévention à mettre en oeuvre au cours de l'année suivante. Dans les établissements d'hospitalisation publics, ce rapport et ce programme sont soumis à l'avis de la Commission médicale d'établissement; 4. Fournir les données de la surveillance à transmettre au directeur départemental des affaires sanitaires et sociales ainsi que, le cas échéant, les propositions d'enquête nécessaire à la poursuite de son action. De plus le comité peut également proposer toute recommandation visant à limiter le développement des infections et être appelé à donner son avis à la demande de la direction de l'établissement sur les aménagements de locaux et les acquisitions d'équipements ou de matériels susceptibles d'avoir une répercussion sur la prévention et la transmission des infections à l'hôpital.
| II. La circulaire n°263 du 13 octobre 1988 |
La circulaire n°263 du 13 octobre 1988 relative à l'organisation de la surveillance et de la prévention des infections nosocomiales qui insiste particulièrement sur : 1. la nécessité d'associer étroitement les activités de surveillance épidémiologiques et les actions de prévention, 2. le rôle de carrefour, de "réflexion et de proposition" du CLIN qui réunit des représentants de tous les professionnels concernés, 3. le rôle particulier du Président du CLIN : c'est avant tout un rôle de coordinateur, d'animateur mais si cela s'avère nécessaire son autorité peut prévaloir. En effet, il est habilité à recueillir les informations détenues par les chefs de service et leurs collaborateurs praticiens des services cliniques, des laboratoires de biologie, des services pharmaceutiques et le cas échéant du médecin du travail : ceux-ci ne peuvent pas lui refuser la communication de ces informations. En complément des indications contenues dans ces deux textes, le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France, a formulé 100 recommandations pour servir de guide à l'action des présidents et des membres des CIL. Ces 100 recommandations ne prétendent pas apporter des lignes de conduite détaillées sur chacun des domaines de responsabilité du CLIN. Leur objectif est plutôt de signaler les actions prioritaires à mettre en place dans les établissements hospitaliers français. Pour cette raison, n'ont été retenues que des mesures dont l'efficacité a été évaluée par des mesures dont l'efficacité a été établie par des évaluations scientifiques ou qui ont fait l'objet d'un large consensus professionnel. De nombreuses autres méthodes de prévention ont été envisagées par le groupe de travail: si elles n'ont pas été retenues, c'est qu'elles ne s'appliquaient qu'à des situations très particulières ou qu'elles étaient en cours d'évaluation ou encore qu'elles avaient fait l'objet d'évaluation négative. Bien sûr, ces recommandations devront être périodiquement actualisées à l'avenir pour tenir compte de l'évolution rapide des connaissances scientifiques sur les infections nosocomiales, leurs causes et les moyens de les prévenir.
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